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Women in Architecture France

Cette association a pour but de :

  • Favoriser l’équité dans le secteur professionnel de l’architecture ;
  • Promouvoir la place des femmes architectes dans l’Europe et au-delà ;
  • Proposer et développer des actions visant à renforcer l’égalité professionnelle dans le domaine de l’architecture.

Women In Architecture fr a été créé à la suite de la plus de 30 années de reflexion sur la place des femmes dans le domaine de l’architecture menées notamment par l’ARVHA au niveau national et international. .

Women in Architecture FR est fondé par 3 architectes Catherine GUYOT  Sophie BERTHELIER  et Veronique DESCHARRIERES

Interview de Catherine GUYOT architecte pour le prix des femmes architectes

Interview de Nicole Concordet, Catherine Guyot , Amanda Levete, Sophie Berthelier, Marie Zawistoski

Catherine GUYOT

Diplomée de l’ecole d’architecture de Paris la Villette en 1981 et urbaniste diplomée en 1895, fonde avec Luc GIVRY l’association ARVHA Association pour la Recherche sur la Ville et l’HAbitat en 1993 qu’elle dirige depuis 1997.

Elle propose des formations pour architectes afin de les réinsérer dans le monde de la maitrise d’ouvrage, mais aussi sur la création d’entreprise, puis elle lance de nombreux projets européens dont le premier sur New Opportunities for Women sur les femmes architectes. Elle crée le premier prix français des femmes architectes en 2013 qui se poursuit à ce jour.

Elle travaille sur la question de l’égalité professionnelle dans le secteur du Bâtiment et, avec son associé Luc GIVRY, elle participe aux projets européens et nationaux.

Elle organise depuis 1998 des expositions sur la promotion des femmes architectes à une échelle internationale et participe au groupe Women in Architecture fondé par Angela Brady présidente du RIBA à Londres, elle organise des conférences et des expositions sur les femmes architectes comme en 2008 avec des femmes architectes belges, marocaines, algériennes et françaises

En 2012, elle conduit une étude sur l’égalité professionnelle dans les agences d’architecture en France et relève de sérieuses inégalités sur les questions de rémunération et l’absence de promotion des femmes architectes en France.

Elle lance en 2013 le prix français des femmes architectes qui remporte un succès croissant, avec plus de 300 candidatures chaque année.

Depuis 2017 ce prix dispose d’un volet international.

Il est soutenu par le Ministère de la Culture, la Région Ile de France, l’Institut Français, l’ordre des architectes et de sponsors privés.
En Mars 2018 elle crée Women in Architecture Fr en fédérant les associations nationales et internationales des femmes architectes et contribue à de nombreux colloques en Europe sur la question de la place des femmes dans le secteur de l’architecture.

Pour 2019 elle est la représentante française de l’« encyclopédie internationale » qui se propose de sortir de l’ombre les femmes architectes avec plus de 50 femmes architectes françaises inscrites sur le site www.femmes-archi.org

Véronique Descharrieres

Architecte urbaniste DPLG, elle est diplômée en 1990. Ses études l’ont amenée à fréquenter différentes écoles dont celle de Strasbourg et de Paris-Belleville.

Cette expérience de la diversité s’est prolongée par un double parcours professionnel qui débute en 1991 avec Bernard Tschumi urbanistes Architectes (BTuA) à Paris et à New York pour collaborer aux concours de l’agence. Cette même année, l’agence est désignée lauréate du projet pour l’aménagement des Jardins d’Entreprises à Chartres sur 220 ha et du projet pour le Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy, école multimédia dans le nord de la France.

En 1993, elle réalise l’installation de la rétrospective des projets de l’agence dans les bâtiments existants du futur Studio National des Arts Contemporains au Fresnoy. Cette exposition est présentée en 1994 au MoMA à New York.

Depuis, elle travaille sur la plupart des projets de l’agence dont l’École d’Architecture de Marne-la-Vallée remportée en 1996, le Zénith de Rouen en 1998, le Siège et la Manufacture Vacheron & Constantin à Genève en 2001, le Zénith de 6000 places à Limoges en 2003 et le projet finaliste pour le réaménagement de l’île Seguin à Boulogne Billancourt. Elle dirige avec Bernard Tschumi l’agence parisienne en qualité d’associée de BTuA.

Parallèlement, Véronique Descharrières fonde en 1995 le groupe compoSITE architectes, plate-forme associant concepteurs, créateurs, chercheurs, avec lequel elle participe et remporte des concours internationaux ouverts aux jeunes architectes. Elle figure parmi les 5 lauréats du concours international pour le symbole de la ville de Ames aux États-Unis et réalise la scénographie des Talents à la Carte en 2003 et l’aménagement du Village de la Presse en 2004 dans le cadre de Paris, Capitale de la Création.

Elle a joué un rôle essentiel dans la conception architecturale du nouveau Parc Zoologique de Paris au sein de BTuA et a ensuite dirigé le chantier des nouveaux bâtiments.

Véronique Descharrières a également enseigné à l’École d’Architecture de Normandie et intervient en maître de conférence dans plusieurs écoles d’architecture ou institutions.

Source : www.cyberarchi.com

Sophie Berthelier

Architecte, l’histoire commence en 1992 sous l’acronyme BFT puis se prolonge en 2008 par SBBT. Elle dirige et développe son agence avec Benoît Tribouillet, son ami et confrère. Curieuse dès l’école, Sophie Berthelier préfère fréquenter les salons de l’aéronautique plutôt que de s’appesantir sur la physique des matériaux. Son instinct lui apprend à repérer très tôt des complexes alors peu usités, nids d’abeille, polymères divers et autres textiles qui la titillent. Un diplôme consacré à l’art et à la technologie aux heures balbutiantes de l’informatique dans la communauté architecturale lui confère un pouvoir insoupçonné.

Auprès de Jean Nouvel, la magie opère, lui permettant de développer des projets d’ampleur dans lesquels son intuition de la matière se révèle. Jeu de reflets, mystères. Déjà surgit la volonté de faire disparaître la technique choquante et le souci constant de faire plaisir, de donner un peu plus à rêver et à vivre à qui que ce soit, utilisateur, visiteur, habitant, professeur ou étudiant’ Le cinéma nourrit l’approche. Fassbinder, Wenders, les grands de l’époque inspirent ce travail basé sur les sensations, la séduction du plan/images et du cadrage. Comment ignorer l’art contemporain ‘ Avec la même faculté de découverte, Sophie se fera collectionneuse. Les Donald Judd, Soto ou Joseph Beuys lui auront sans doute échappé mais l’esprit, la puissance de mise en espace ou en signes se retrouvent de manière naturelle et mûrie dans les réalisations qui suivront. À ses yeux, le regard prime toujours, soutenu par l’invention. Une histoire parallèle se joue qui met en exergue l’usage et l’appropriation, dépassant largement la loi sacro-sainte du sol/mur/plafond. Un engagement récompensé en juin 2012 par le prix Dejean pour les techniques de pointe adaptées à l’architecture délivré par l’Académie d’architecture. Une recherche en entraîne une autre.

Petit à petit, un fonds se met en place pour intervenir au moment souhaité, avec l’appui ou la résistance parfois des industriels et des maîtres d’ouvrage. Un autre débat. Aller à la pêche de matières à rêver, concevoir une poutre hyper-affinée, intégrer la contrainte environnementale en situation’ D’un univers inventif, paradoxalement intemporel, à la production, le pas est franchi pour produire d’autres univers particuliers, chacun racontant sa propre histoire dans un contexte précis. Ses copeaux de bronze récupérés et plongés dans de la résine viennent protéger du soleil ses bâtiments ; ses tôles extrudées en aluminium anodisé coulissent pour fermer de grandes terrasses extérieures ; ses tôles de cuivre froissées et passées au chalumeau habillent une boutique de chocolats. Une poésie se dégage de ces ambiances allant au-delà des usages. L »oeuvre développée ne se résume pas à la construction de bâtiments mais se développe sur des collections de tissus ou encore sur le design de mobilier.

Aujourd’hui l’agence a remporté un macrolot à Bordeaux Euratlantique pour la société Clairsienne et elle coordonne l’ensemble du projet, chef de file de 21 000 m² de bureaux, de logements et d’un équipement public. C’est l’occasion de développer des nouvelles façons de vivre, de travailler et d’habiter. C’est une nouvelle étape de conception évolutive dans un monde où le potentiel de chacun se réduit et où l’architecte doit aussi faire preuve d’inventivité pour permettre à tous d’habiter et de vivre mieux. (Extrait de texte de Florence Accorsi)